Quand les maths n’en finissent pas…

Quand on part pour une leçon de maths de quarante-cinq minutes, et qu’au bout de trente minutes seulement deux calculs ont été faits dans le cahier…

Deux options :
– on laisse tomber et on reprend le demain
– on insiste, on fait une « petite mise au point » et on s’y met vraiment.

Quel sera l’impact dans la tête de l’enfant ?

Premier message : « si je traîne des pieds, maman finit par lâcher et je n’ai pas besoin de me casser la tête ! » ; car « plus tard » peut vite être synonyme de « jamais ». Ce qui revient à donner le message : comment enseigner le contraire du sens de l’effort ?
Deuxième message : « Maman, elle me force, mais je n’aime pas les maths, c’est vraiment nul, de toute façon j’y comprends jamais rien…  » : intention ratée, car la motivation n’y est pas. Et l’efficacité est moindre quand les apprentissages sont forcés et non volontaires…

Les conséquences de l’affrontement

Ces situations quotidiennes épuisent moralement et finissent par vous faire « sortir de vos gonds ». Passer une heure et demi assis à une table à essayer d’expliquer des calculs de fractions n’est bénéfique ni pour l’enfant, ni pour vous. D’autre part, il est difficile de choisir entre la notion d’effort que vous souhaitez transmettre à votre enfant et la préservation de la motivation pour que l’apprentissage soit efficace. Les deux options sont valables et nécessaires, et bien souvent, vous adopterez  l’une ou l’autre en fonction de votre disponibilité et/ou de votre patience.

Aujourd’hui, je n’ai pas eu envie de lâcher : j’ai choisi l’effort.

Les maths ont été terminés, non sans peine. Mais après ce petit « coup de gueule », une grande inspiration, une prise de conscience que le ton que j’employais n’était sans doute pas assez paisible ; j’ai changé d’attitude. Le calme est revenu petit à petit. Mon fils a même réussi à s’engager après cette séance de mathématiques dans d’autres apprentissages de manière plus sereine.

Une heure de perdue en calcul de fraction, mais avec le sentiment qu’un message plus important est passé ce matin : « la prochaine fois, je rêvasse un peu moins, je me concentre et je m’accroche face à la difficulté. De toute façon, maman ne lâchera pas… »

Enfin, cette hypothèse, c’est ce que j’espère…

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